Friedl Kubelka
Regards vus (Observers Observed) Portraits of filmmakers 1974-77

The Film Gallery presents a series of portraits of avant-garde American filmmakers taken by Friedl Kubelka between 1974 and 1977. Parallel with the exhibition, her recent film, “Vue tactile” (Tactile View), made this year in 16mm with Evgen Bavcar, will be projected on the glass front wall of the gallery.

The work of Friedl Kubelka interrogates the appearance born of the gaze of the individual engaged in the act of seeing. During the 1970s, she photographed American avant-garde filmmakers, those for whom the fact of looking, of seeing is simultaneously, through the medium of their camera, the act of registering what is seen. Friedl Kubelka captures the faces of these individuals; she records what seems to her to be the connection of an experience to the world; the gaze of one who has seen, one through
whom a story is delineated.

In her film “Vue Tactile,” F. Kubelka actualizes a “seeing situation” where what is at stake is “seeing.”

She prepares a space which articulates the senses, in which comprehension is possible through connection with the gaze of others; a blind photographer, who sees the world via his hands, touches the bodies of four naked women. Faced with this touching-view, some will turn away; others will follow the path taken by his hands. To this process, the additional layering of the filmed experiment presented for the spectator’s gaze echoes the experience itself: the gaze of the other laid bare, reflected back to
us.

Friedl Kubelka was born in London in 1946 and has been a photographer since 1971. She teaches photography in Salzburg and Vienna and has founded two schools in Vienna, one in 1990, the School for Artistic Photography; the second in 2006, the School for Independent Film.

Her work has been frequently exhibited: in Paris (Centre Georges Pompidou), in Vienna (Museum Moderner Kunst), in Salzburg (Galerie Fotohof), in Frankfurt (Frankfurter Kunstverein). Her films were first shown at the Generali Foundation in Vienna in 2001 and subsequently at the Film Museum in Munich, the Museum of Modern Art in Salzburg, in Rotterdam, Paris and elsewhere. She was awarded the “Staatspreis für Photographie” in 2005, the most respected award in Austria, which marks an important step in the recognition of her work.


Stéphane Marti, cinéaste et plasticien, a appartenu dans les années 70 au mouvement français, nommé par Dominique Noguez : L’École du corps. Ce mouvement, caractérisé par l’utilisation du médium super 8, l’exploration du désir homosexuel et la question du corps, regroupe principalement les artistes T. Hernandez, M. Nedjar, J. Haubois, M. Klonaris et K.Thomadaki.

Stéphane Marti réalise durant ces années différents films en super 8, médium qu’il ne cessera d’investir et de défendre. Parallèlement, il s’engage dans d’autres pratiques telles que la peinture, la photographie, la projection diapositive et l’installation. Il crée à cette époque La Cité des neuf portes, un des films phares de ce mouvement, que la galerie présentera durant l’exposition en produisant une édition numérotée et signée à 100 exemplaires.

Le travail de l’artiste est nourri des relations et des influences de Michel Journiac, artiste majeur de l’Art corporel. La ritualisation des gestes, la dimension du sacré et la question de l’identité tissent des liens étroits entre ces deux artistes.

S. Marti travaille sans cesse dans un aller-retour entre le filmé et « le déjà filmé », il se sert de ses propres images comme sujet à réinvestir. Ainsi, sa pratique entraîne ce mouvement de va-et-vient entre ses différents films qui se nourrissent littéralement les uns des autres, empruntant aux précédents de la matière filmique et se donnant par ailleurs comme offrande à ses futures œuvres. L’installation constituée de Totems faits d’assemblages, de photomontages et d’objets est elle-même lieu de réappropriation puisque l’artiste y tourne des images de son prochain film, Le Banquet des chacals.

L’idée de rush et de montage est apparente dans les oeuvres présentées pour cette exposition : les échos, les effets de miroir, les répétitions issus des photographies de ses différents tournages et de ses films, les diapositives, les tirages d’agrandissement de photogrammes super 8 renforcent la présence évidente de l’argentique et du filmique.

Les photomontages ainsi que les objets de ses installations donnent le sentiment que les films de l’artiste sont sortis d’eux-mêmes ou plus précisément que les éléments de ses films se sont échappés de la pellicule. Ils créent par leur combinaison, des narrations sans fin, déchirées, fragmentées telles qu’on les connaît dans ses œuvres cinématographiques. Stéphane Marti traite ses photomontages comme les corps qu’il filme. Il les pare, les manipule et les sublime par le cadre baroque, emblème et signe de son œuvre.

Au sein de cette exposition, l’artiste présente une nouvelle œuvre constituée d’un diaporama, photomontage en mouvement dont la réalisation sonore a été conçue par Berndt Deprez, compositeur travaillant étroitement avec l’artiste.

-Marie Sochor

       
         
         
         
         
         
         

 

       
   

 

 
   
   
   
   

 

 
         
         
         
         
         
         
         
         
           
           
           
 
 
 
 
 
 
 
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